Alita, Battle Angel


« Goldorak » de Go Nagai © Toei Animation

Samedi, je suis allée en bande (famille + amis) voir le film Alita. Je ne suis pas fan des mangas, version papier mais je suis de la génération Goldorak, LA Révolution du dessin animé en France. Je me souviendrai toute ma vie (à moins que ma santé mentale ne disparaisse un jour) de l’arrivée d’Actarus sur la grosse télé de mes parents en 1978, je n’ai pas loupé un épisode !

Alors quand mes enfants ont commencé à regarder Dragon Ball Z, Pokemon ou Yugi-Ho (etc.), j’ai continué à être baignée dans cette culture japonaise complexe parce que ma progéniture ne me laisse pas trop le choix et avouons-le, je trouve l’imagination japonaise sympa. Forcément, je ne pouvais pas rater Alita.

© Twentieth Century Fox France / Twentieth Century Fox / Lightstorm Entertainment / Weta Digita

Je vous le dis d’entrée : j’ai adoré ! Pourquoi ? Parce que déjà, quand, dans le générique, le nom de James Cameron (producteur, le réalisateur étant Robert Rodriguez) apparaît, je suis enthousiaste (il a réalisé Avatar, quoi ! Le film est dans mon Top 5). Qu’un des acteurs est Christoph Waltz, qui sait s’imposer dans n’importe quel rôle., est un Gepetto moderne, je ne pouvais qu’adhérer au film avant de le voir. J’avais vaguement entendu parlé du manga de Yukito Kishiro. Mais ce sont les bandes-annonces qui m’ont décidé à aller au cinéma. Ce style d’univers me plaît beaucoup, mélangeant réalité et virtuel, richesse et pauvreté, haute technologie et recyclage…

Ce film est à plusieurs lectures, n’en déplaise à ses détracteurs. Le monde occidental s’inspire de l’Orient, mais l’inverse est aussi vrai. Vous y découvrirez des références classiques de nos contes… Du moins, c’est MA lecture du film.

Je comprends qu’on ne soit pas fan de ce type de cinéma, entièrement numérique. Mais n’oubliez pas, les personnages numérisés sont joués par de vrais acteurs qui ont fait un travail magnifique sur leur corps et leurs émotions pour que la réalité rejoigne le virtuel.


The cover of the first volume of Battle Angel Alita as published by Shueisha on September 19, 1991 in Japan. Source Wikipedia

Pari réussi.

La noirceur des âmes

La noirceur causée par la lumière incandescente des flammes a peint le paysage autour de chez moi. Je ne comprendrai jamais la passion de certaines âmes noires pour le feu. Quel intérêt de détruire des hectares de verdure, de tuer des animaux et de faire fuir les magnifiques rapaces qui volaient au-dessus de mon jardin ? Mais avant tout, comment peut-on effrayer les habitants d’un village qui voient avec horreur les arbres au bord de leur propriété s’embraser ? Comment peut-on tétaniser de peur des enfants qui ne veulent plus dormir dans leur lit ? C’est insupportable.

Pourtant, il y a pire. La noirceur envahit aussi des âmes, elle est parfois flagrante, tangible lorsque le noir se transforme en bleus sur le corps d’une innocente ou d’un innocent et révoltante quand le bleu devient rouge sang. Un fait divers ne doit pas être vu comme une fatalité, il ne doit surtout pas demeurer impuni.

Et puis, il y a la noirceur profonde qui se cache derrière une blancheur lisse. Sournoise, indétectable aux premiers abords, cette noirceur-là est persuadée que la vérité s’est depuis longtemps perdue dans les méandres de ses mensonges et qu’elle ne peut plus refaire surface.

Mais sachez, âmes noires, que la lumière triomphe toujours.

Le plus bel exemple à mon avis est l’oeuvre de l’artiste Pierre Soulages qui illumine le noir de ses toiles.

Peinture Pierre Soulages
«


« C’est  ce  que  je fais  qui  m’apprend ce  que  je cherche » 

Pierre Soulages

J-2 – Interview de Caroline Costa à propos de son nouveau roman « Un bonheur à la campagne »

Lectures à Flo(ts)

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0511-1101-0513-4935_female_artist_painting_a_portrait_clipart_image Portrait d’auteur

Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes :

Je m’appelle Caroline Costa (comme la chanteuse… mais chacune sa passion). Je vis en Corse avec mon mari, mes enfants et aussi mon chat. Chaque jour, c’est un bonheur renouvelé de poser mon regard sur la mer et la montagne.

J’ai un travail officiel, qui permet de nourrir ma petite famille mais aussi mon imaginaire. En effet, on me pose parfois la question : pourrais-tu arrêter de travailler pour te consacrer à l’écriture ? La réponse est non. Mon boulot fait partie de mon équilibre.

Quand vous étiez petit(e), vous vouliez faire quoi plus tard ?

Aimant l’Histoire, je rêvais d’être archéologue pour découvrir plein de secrets enfouis sous la terre. Comme je n’étais pas faite pour les loooongues études, j’en suis restée aux films d’Indiana Jones ^^ Plutôt BG Harrison Ford !

Quand avez-vous commencé à écrire ? Et qu’est-ce qui (ou qui)…

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Lire à l’ère des distractions permanentes

https://www.theparisreview.org/blog/2019/02/08/reading-in-the-age-of-constant-distraction/?src=longreads

Depuis l’apparition des réseaux sociaux, nous lisons en permanence. Mais nous survolons ces textes très courts, ils sont devenus un produit de consommation.

La lecture, c’est autre chose. C’est déjà un temps pour nous-mêmes, loin de  l’agitation qui nous entoure. Elle nous apporte de vraies émotions.

Cet article est un appel à la lecture.

Les douleurs de l’Ecriture

Mon corps se rebiffe. Il signale à mon cerveau qu’un changement s’impose mais ce dernier n’écoute pas, il a d’autres tourments à gérer, du genre remplir une page blanche. Il oublie juste que le noir sur le blanc n’arrive pas tout seul, il a besoin du corps pour cela.

La douleur est l’auxiliaire de la création

Léon Bloy

Mes yeux sont les premiers à réclamer une autre paire de lunettes. Mon dos me demande de me lever à intervalles réguliers (bon, d’accord aidé par ma vessie…) ; mes doigts sont pires que des boxeurs à l’entraînement, ils frappent les touches de mon clavier qui perd peu à peu ses lettres. Mes pieds tressautent sur le sol à la recherche d’un minimum d’exercice. Quant à mes fesses, elles sont devenues le pire ennemi de mon fauteuil pourtant moelleux.

Et malgré tout ça, mon cerveau a le dessus. Il contrôle tout, met en sourdine les douleurs pour ne s’occuper que de son propre plaisir.

L’Ecriture est en soi une délicieuse torture.

Roméo et Ella

Entre ceux qui préparent la St Valentin un mois à l’avance et ceux qui ne veulent pas en entendre parler parce que trop commercial, le 14 février devient soit le jour le plus aimé de l’année, soit le plus détesté. C’est oublier que cette fête existe depuis le XIVe siècle.

L’amour est célébré depuis la nuit des temps, sur les monuments égyptiens, dans les poèmes médiévaux ou des tableaux de Picasso. Roméo et Juliette de Shakespeare est même devenu LA référence dans les arts. Alors pourquoi se priver d’honorer ceux que nous aimons le 14 février ? Le quotidien n’est pas toujours très rose, profitons de la St Valentin pour colorer notre journée en rouge passion.

Dans ma poitrine battent plusieurs coeurs rouge flamboyants, ils se sont multipliés au fil de ma vie. L’amour au sens large donne des ailes, donc je profite d’en donner et d’en recevoir. Un simple « Je t’aime » suffit à mon bonheur.

Le remède vital

Je me suis toujours évadée dans ma tête. Oh pas pour échapper aux aléas de la vie mais pour me revitaliser l’esprit. La lecture, le cinéma, la musique, la peinture, le bricolage etc… chacun d’entre nous trouve un moyen de s’isoler à un moment de la journée. Nous en avons tous besoin.

J’aime ma famille, mes amis, ma vie en général. Je suis chanceuse parce que beaucoup traversent des moments difficiles et je ne me donne pas le droit de me plaindre. Ma famille est mon coeur pour vivre, mes amis sont mes bras pour les embrasser, ma langue est pour mon travail.

Mais même si votre vie vous rend la plupart du temps heureuse, parfois certaines choses vous pourrissent votre journée. Alors ce matin, j’ai eu une révélation devant mon écran, j’ai trouvé mon remède vital, celui qui maintient ma réalité en place : l’Ecriture.

Je n’ai jamais écrit pour les autres, toujours pour moi. L’édition est un bonus inespéré et magnifique mais je continuerai pour moi mes petites histoires. Tant pis si elles ne plaisent qu’à moi.

Vivrais-je le blues de l’auteur ?

Les métamorphoses d’Ella

Lorsque vous vous lancez dans un projet d’écriture, vous êtes amené à faire des recherches sur les différents sujets que vous abordez. Vous pouvez passer des heures à chercher par exemple un simple prénom. Mais vous êtes aussi obligé de vous plonger dans des thèmes plus difficiles, loin de votre quotidien. L’écriture modèle, transforme, fait vivre (ou pas) ses personnages mais je m’aperçois que l’auteur n’en ressort pas indemne.

Vos incursions dans les livres et internet vous mènent sur des chemins inconnus jusqu’à ce que vous aperceviez qu’en fait, vous empruntez cette route pour vous-même. Vous vous posez des questions sur vos personnages, sur vous, sur l’univers tout entier !

Je vous rassure : je ne suis pas une tueuse en série qui s’ignore. Mais quand vos pauvres héros subissent une quelconque pression et que vous vous dites : « Ah, tiens, ça me rappelle quelque chose ou quelqu’un. », là vous flippez parce que les mots vous ont emmenés sur un sentier glissant pour vos propres émotions. Et puis, grâce à l’écriture, vous travaillez à la fois sur les problèmes de vos bonhommes littéraires et les vôtres.

Au fur et à mesure, vous sentez de petites métamorphoses en vous grâce à votre ouverture sur des domaines qui vous sortent de votre univers quotidien. Je n’avais pas anticipé ce phénomène qui est en fait un véritable révélateur de soi.

La Fraternité des Livres


« L’amitié demande un peu plus de mystère et c’est assurément en profaner le nom que de vouloir le mettre à toute occasion. »
Molière

Depuis trois mois, je me suis mise de façon intensive sur Facebook. D’abord parce qu’aujourd’hui, pour se faire connaître, les réseaux sociaux sont un passage obligé. Je le sais depuis longtemps. En revanche, je ne m’attendais pas du tout à y trouver la Fraternité. Enfin devrais-je dire la sororité parce qu’il faut bien l’avouer, la Romance est surtout une affaire de femmes. Quoique…

Je dois avouer que je ne croyais pas aux amitiés virtuelles. Je sais que certaines personnes ont trouvé sur Internet leur moitié, j’en ai dans ma famille mais l’amitié pour moi devait être concrète, physique. J’ai tout faux : une passion commune rapproche les gens, même virtuellement. Ne pas voir la personne en chair et en os n’est en fait pas un souci : les mots échangés sont plus puissants que l’image. Il reste une part de mystère et alors ? Connaît-on vraiment notre entourage à fond ? Non.

Il faut simplement être vigilant sur les personnes avec qui on discute sur le Net, faire preuve d’objectivité et d’analyse. L’amitié, quelle qu’elle soit, ne doit p jamais être distribuée comme une friandise à Halloween. Elle doit être nourrie sainement.

Alors MERCI à cette Fraternité des Livres qui m’offre ces nouvelles amitiés.

La ligne noire

Combat entre la ligne noire et la feuille blanche : qui va gagner ? J’attaque la feuille blanche et je recule devant la ligne noire. Je frappe sur mon clavier et je cède devant les mots. Voilà à quoi ressemble la vie d’une apprentie auteure.

Je n’ai pas cessé d’imaginer un tas d’histoires depuis que que j’ai fini mon livre publié en e.book (« Sexy Wedding » au cas où vous ne le sauriez pas déjà…). J’ai gagné mon pari contre moi-même : terminer un roman. Mais mon cerveau n’en a pas fini avec moi, il me harcèle pour continuer.

Ecrire est toujours difficile parce qu’on est toujours dépassé par son livre.

Jean d’Ormesson

Comme je n’ai pas la force de dire non à mes envies, je suis à nouveau assise pour des heures, des jours et des semaines pour suer sang et eau devant mon écran. Je m’enferme dans ma cage fermée par des lettres capricieuses et des ponctuations musclées. Mais cette prison est le seul endroit d’où je peux m’envoler vers des horizons infinis.