Casse-Noisette

Depuis toute petite, j’adore la musique de Casse-Noisette. J’aime la danse et le ballet. J’aime les contes de fée et les belles histoires. J’aime les costumes somptueux et les décors magnifiques Alors je ne pouvais pas louper le film de Casse-Noisette et les Quatre Royaumes.

Féérie et imaginaire sont au rendez-vous de ce film enchanteur. Laissez vous porter par la magie. Nous avions toutes le même âge à la sortie de la salle avec des yeux de petites-filles émerveillées.

Les Femmes du train

Cette semaine, un article m’a interpellé car l’auteur décriait le monde de l’édition actuel avec ces « romans de gare » sentimentaux qui envahissent les rayons et le net, au lieu et place de la littérature. C’est oublier que depuis toujours les romans « de gare » à l’eau de rose (on dit Romance au XXIe siècle !) se vendent très bien. Autrefois, ils circulaient sous le manteau et faisaient scandale dans les salons littéraires.

Puis est apparue une excentrique anglaise tout de rose vêtue, Mme Barbara Cartland. (1er livre en 1923 !) Il y a eu peut-être d’autres auteurs avant mais je ne les connais pas. Cette femme a vendu des millions de livres et qui aurait l’audace maintenant de la renier dans le monde littéraire ? Des chroniques entières ont été écrites sur elle. Ses lectrices lui sont encore fidèles. 

En 1978, Harlequin débarque en France avec un concept inédit : une collection de livres faciles à lire, renouvelée en permanence. Les discours moralisateurs étaient à l’époque les mêmes qu’aujourd’hui : « Ce n’est pas de la littérature ! », « Ce livre ne t’apportera rien ! », « Lis un livre intelligent ! » et j’en passe… Mon premier Harlequin, offert par ma cousine, a été  un choc révélateur pour l’adolescente que j’étais. En parallèle, j’ai continué à dévorer les livres, sans distinction de genre parce que je ne lis que ce que j’aime. J’ai lu des dizaines d’Harlequin et de Barbara Cartland, j’ai lu tout Tolkien, Jules Verne, Emile Zola et Molière. 

La Romance aujourd’hui mérite qu’on y accorde de l’intérêt parce que le phénomène va durer dans le temps. Pourquoi ? Pour les mêmes raisons qu’avant : les femmes (et certains hommes) ont besoin de trouver dans la lecture des émotions ,douces, fortes, effrayantes qu’importe. En achetant de la Romance, tous styles confondus, nous ne voulons pas nous prendre la tête parce que nous avons déjà assez du quotidien pour ça. 

La Romance est un produit de consommation : Oui. Comme l’étaient les livres de Cartland. La Romance concurrence la littérature traditionnelle : Non. Ce serait prendre les lecteurs/lectrices pour des idiots. Alors, les donneurs de leçon, faites attention car « les romans de gare » sont souvent le levier primordial pour qu’une lectrice/lecteur s’intéresse enfin aux livres et que l’Edition se porte bien. 

Mais surtout la Romance apparaît au grand jour, partout. Enfin, elle est acceptée, revendiquée, aimée et c’est une Révolution, par seulement pour la littérature (oui, je dis bien littérature car certains auteurs sont exceptionnels) mais aussi pour la Femme qui ose dire qu’elle lit de la Romance et qu’elle assume complètement de ressentir des émotions qui jusqu’à maintenant ne pouvaient pas être dévoilées en la place publique. 

La grosse pêche d’Ella

Dans une vie, on a l’occasion de changer d’orientation personnelle ou professionnelle. Ces choix volontaires sont pris en connaissance de cause et  assumés pleinement.  Je le sais, je l’ai fait plusieurs fois… Puis, un jour, vous ouvrez votre sac, comme « James et la grosse pêche » de Roald Dahl ; vous pensez que cette simple décision,  déjà satisfaisante en soi, sera sans grande conséquence… 

Erreur : une fois le sac ouvert, la pêche se met à grossir, grossir et elle devient si grosse qu’elle envahit le jardin. Elle est belle, cette pêche. Douce, juteuse, odorante. Elle donne des vitamines, elle est un morceau de soleil dans l’hiver. Votre vie, qui jusqu’à là vous satisfaisait vraiment, devient soudain irréelle parce que vous avez atterri dans un autre monde avec un bon goût sucré en bouche. 

Voilà ce que je ressens quand une lectrice me laisse un commentaire sur mon livre. Il est de ces petits bonheurs dans une vie dont il faut profiter au maximum le temps que ça dure. 

Merci aux lectrices et aux lecteurs de me donner une grosse pêche ! 

Rendez-vous en terre connue

Mon émission préférée est « Rendez-vous en Terre Inconnue ». Je n’en ai manqué aucune. Frédéric Lopez et ses acolytes réalisent mon rêve d’enfant : partir à la rencontre de personnes qui ont plus à nous enseigner que nous à leur apprendre (je voulais être ethnologue…) Pourtant je pense que chacun d’entre nous peut effectuer la même démarche, juste en saluant ses voisins chaque matin. Qui sait ? Vous auriez peut-être de belles surprises.

Les auteurs (es) aiment certes la solitude pour écrire ou dessiner mais ils s’inspirent de leur environnement aussi bien physique qu’émotionnel. Pendant leur voyage  » en écriture », ils découvrent d’autres horizons. Je l’ai vécu, je l’ai senti à chaque mot et je cherche maintenant à continuer à faire couler dans mes veine cette adrénaline de l’aventure statique. J’ai désormais un regard différent.  Je scrute plus en profondeur le ciel, j’inspecte la nature à chaque saison,  j’observe avec bienveillance les gens autour de moi. 

Je voyage dans ma rue, dans mon village, dans ma région. Je voyage à la maison. Je voyage dans ma tête (oui, j’y suis seule, je vous rassure !) Je crois que nous avons tous besoin en ce moment de nous échapper et pas besoin d’être riche pour ça, il suffit juste de faire quelques pas et de donner à ceux qu’on aime un rendez-vous en terre connue. 

Le mauvais goût de certains

Depuis (très) longtemps, je lis de la romance (et beaucoup d’autres styles). Depuis peu, j’écris de la romance (et autres). J’assume d’être publiée, exposée aux regards des autres et critiquée. Bien sûr, dans tous les manuscrits, un auteur révèle une part de lui-même. OK. Mais ce n’est pas parce que mon texte comporte un brin d’érotisme que moi, l’auteure, soit à la recherche d’une quelconque relation ! Par quelles complexes et stupides déductions, certains se permettent de croire que je partagerais avec eux  leurs propres envies  ? 

Le revers de la médaille des réseaux sociaux est que vous y côtoyez aussi les mauvais goûts de certains. Je sais : « Chacun ses goûts ». Et dans la vie, je l’applique au quotidien mais il y a une différence entre accepter les goûts de l’autre et imposer ses goûts à l’autre. Surtout quand cet autre, vous ne le connaissez pas ! 

Je ne réponds pas d’avoir du goût, mais j’ai le dégoût très sur.

Jules Renard

Ella à la croisée des mondes

Depuis un mois, je suis propulsée hors de mon monde. Je nage, souvent qu’à la surface, dans un monde qui m’était jusqu’alors totalement inconnu : celui du Net des littéraires. Une vraie vague de fraîcheur !

Je dois avouer que je m’amuse beaucoup. Les commentaires sont drôles, tristes, déjantés, intelligents, émouvants, sincères… avec des coups de colère ou des coups de coeur. Mais ce qui me touche le plus dans cette grande découverte des réseaux sociaux est que la lecture est encore la passion de millions de personnes. 

Autour de nous, des personnes se plaignent que les gens – les jeunes sont souvent visés – ne lisent plus : c’est strictement faux ! Il n’y a qu’à voir le nombre de blogs ou de pages qui concernent tous les styles de littérature sur le Net. Et le nombre de personnes abonnées ! 

Ce n’est que du bonheur de surfer sur ces sites qui parlent de livres en tout genre, d’auteurs connus ou méconnus, d’avis positifs ou négatifs.

Parce que pour moi, l’important est de lire. Peu importe sur quel support, peu importe le style de l’ouvrage, peu importe si le livre ne plait pas à votre voisine ou votre copain. L’essentiel est que votre lecture emporte vos émotions dans d’autres mondes. 

L’héritage de la violette

Depuis son invention, l’écriture a toujours été pour l’Homme – et la Femme ! – un  moyen de communiquer mais très vite elle fut le vecteur principal de la transmission. Comme dit le dicton si judicieusement : 

Les paroles s’envolent, les écrits restent.

L’Histoire nous l’a prouvé mais dans le monde numérique d’aujourd’hui, il nous est difficile de savoir ce que nous léguerons aux futurs générations. Sans parler bien sûr de l’état de notre planète… Je me contenterai ce soir de parler du devoir de mémoire. Novembre 2018 est le bon mois pour ça, non ?

Le bleuet est le symbole des combattants de la Grande Guerre. Mais pour moi, cette semaine, c’est la violette qui est la fleur de la mémoire.

Elle s’est envolée après plus d’un siècle. Pourtant, elle laisse derrière elle des brassées de sourires, des parterres d’images et un subtil parfum de violette éternelle. 

Elle m’a fait prendre conscience la dernière fois que je l’ai vue que la transmission est la plus belle preuve d’amour. Ce soir, elle me donne envie de continuer et de persévérer dans l’écriture. J’espère qu’ainsi, je transmettrai le goût des passions… Comme elle. 

C’est l’héritage de la violette. 

Joyeuse Thérapie

Le ciel est d’un bleu limpide aujourd’hui. Ma tête aussi. J’ai réussi là où je pensais échouer. Arriver au bout de mon projet de roman. Peut-être…

Vous avancez dans la vie avec vos joies (de magnifiques !) et vos peines (dont vous passerez bien…) mais vous savez que vous n’avez pas encore réalisé ce qui vous tient à coeur depuis votre enfance : assouvir votre passion de l’écriture. 

Vous vous y mettez, longtemps. Vous finissez et vous êtes publiée. Vous croyez que ça y est, vous allez être délivrée de vos envies de faire vivre des personnages. Détrompez-vous ! Votre imagination avait autrefois la vitesse d’un escargot fainéant. Aujourd’hui, votre cerveau semble ne pas avoir assez de neurones pour contenir toutes les idées qui avancent à la vitesse du faucon pélerin survitaminé (oui, oui, j’ai cherché : 389 km/h !). 

J’en conclus que ma joyeuse thérapie ne fait que commencer parce que : 

Ecrire : c’est ranger le bordel qu’on a dans la tête.

Ben

Nuits blanches à Villanova

Je savais que les réseaux sociaux étaient chronophages. A la télé, sur internet, dans les magazines, vous entendez tous que vos enfants sont obnubilés par leur écran (ou leurs écrans, non ?), qu’ils sont moins concentrés à l’école, qu’ils s’enferment dans leur chambre.

Eh oui ! Tout ça c’est vrai. Chez moi, comme ailleurs.

Sauf que maintenant, ce n’est pas l’enfant qui est scotché à son portable ou à son ordi, c’est moi.

Depuis une semaine, je bois mon café du matin, téléphone à la main. Puis j’expédie les affaires courantes et ensuite, je monte quatre à quatre les escaliers pour surfer sur le net. A midi, si par chance, je ne suis pas seule, je peux avoir un minimum de conversation avec un être humain en chair et en os devant moi. Quant à mon après-midi, je suis pire qu’un bookmaker qui suit la côte des chevaux de course : je regarde les commentaires de mes lectrices. Vous avez bien lu ! Mes lectrices !

Il y a des personnes suffisantes sympathiques sur cette belle Terre pour apprécier mon livre. Et je n’en reviens toujours pas. 

Ces derniers jours passés sur mes écrans m’ont remplis de joie. Alors, ça vaut le coup de donner un peu de son temps aux réseaux sociaux (j’ai dit un peu…, faut pas exagérer…) parce que Ecrire, c’est partager.

Un long dimanche de centenaire

11 novembre 2018, il pleut. Calme journée pour ces commémorations du Centenaire de la fin de la première guerre mondiale. La cérémonie sous l’Arc de Triomphe était émouvante et moi, depuis ce matin, j’imagine le père de ma grand-mère paternelle dans les tranchées. Je sais qu’il y était, j’ai lu son courrier. Des lettres, des cartes postales d’un autre temps où il ne décrivait rien des horreurs qu’il vivait. L’amour à cette époque s’écrivait dans un joli langage avec une belle plume à encre.

Il rentrera de la guerre auprès de sa femme. Ma grand-mère ne pourra jamais devenir institutrice, son rêve s’étant envolé avec la mort de son jeune père.

Cent ans après cette horrible et longue guerre, je ne peux être que reconnaissante à cet arrière-grand-père inconnu d’avoir échappé aux atrocités parce qu’aujourd’hui grâce à lui, je suis là, entourée de ma famille.